Malgré Vous

Malgré Vous
Tu réveilles mon cerveau reptilien
Avec ces sourires, que tu places bien
Tu flattes mon hémisphère droit
Avec des frôlements de doigts
Et même mon hémisphère gauche
Est touché de tes mots qui fauchent
Tu endors tout mes méta programmes
D'un regard où pointent des flammes
Tu morphines mes peurs ancestrales
A coup d'<au revoir> dits d'une voix pâle
Et tu vas jusqu'à remplir le vide
De ma vie aux lèvres avides
Tu le maintiens vivant, par électrocution
Ce coeur où ne brille plus la moindre passion
Tu en fais ta pièce pour les jours de dîme
Ta réserve privée, comme un beau miroir
Où te ressourcer les jours sans espoir
Et pourtant je ne peux te suivre
Sur ces glissants chemins de cuivre
Rouillés de tes amours anciennes
Visqueux encore de toutes tes peines
Ou tu veux m'entrainer, un peu gourd
Me tester, m'éreinter, me blesser à l'amour
Et voir si haletante et rampante à tes pieds
Je serais encore capable de te dévoiler
Ce visage secret qui est l'homme que tu portes
Avant que dégoûté ton esprit n'en avorte
Je ne sais que poser cette question idiote
Et que fais-tu de moi, la brave petite sotte ?
Je ne suis pas un fruit dont on boirait le jus
Et jetterait la peau une fois qu'on est repu
Je peux me sacrifier pour qui en vaut la peine
Mais malgré ton poison qui coule dans mes veines
Et ton image d'or qui hante tous mes rêves
Je ne sais qui tu es, et où se cache ta fève
Je sais confier mon âme à tous tes humanismes
Mais mon coeur sous ton charme n'est pas un euphémisme
Pas même une illusion, pas un vers mensonger
Ce n'est que l'expression d'un sentiment entier
Sans fard et sans rengaine, qui est à toi offert
A condition bien sûr, que tes bras soient ouverts
Sans remballer vraiment mes idéaux de mousse
Je sais sans regarder que leur brillant s'émousse
Aux coins pointus des dents que découvrent tes lèvres
Quand d'un sourire blanc, tu mords dans mes rêves
Alors mes yeux se portent sur un autre mâle
Et j'attends dans ton ombre sa lumière opale
Son baisemain galant et ses voeux d'affection
Tandis que toi l'artiste leur fait défection.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 18 février 2009 11:30

You're my canard

You're my canard
T'es mon canard !
Mon info
Mon pétard,
Mon héros
Mon brouillard
T'es mon canard !

Chuis nympho
T'es peinard
Chuis barjo
T'es trouillard
Chuis blanco
T'es fêtard
Chuis zéro
T'es l'trou noir

Et quand tu rythmes dans tes plumes
Ma vie c'est de la brume
Et quand tu fais claquer ton bec
Mon art me prend la tête
Et quand tu fais ton numéro
Moi j'en perds le cerveau

Tu m'rends dingue
Tu m'rends dingue
Tu m'rends dingue !

T'es mon canard !
Mon égo
Mon bazard,
Mon fuseau
Mon falzard
T'es mon canard !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 12 février 2009 10:46

Ne pas me planter comme une grosse quiche dans mes choix sentimentaux

Ne pas me planter comme une grosse quiche dans mes choix sentimentaux
- - lecture actuelle : J'hésite entre l'Arrache-Coeur et le Printemps Noir...
- - é
coute actuelle : Côté auditifro, côté obsessionnel "Under blue I saw you..."
-
- sucrecandi actuel : Ice tea Citron, Camembert
* * batteries actuelles : 40% (record wouh !)
*
* motivation actuelle : Ne pas me planter comme une grosse quiche dans mes choix sentimentaux
*
* bonheur actuel : 50%
+ + glandage actuel : Fessebouc
+ + lire actuel : La nuit des canards vivants
+
+ but actuel : Ne pas me planter comme une grosse quiche dans mes choix sentimentaux BIS
-
- actrice favorite actuelle : la monnaie...
- - acteur favori actuel : le destin...
- - film actuel ? : absolument rien ne m'a marq
*
* envie actuelle : Ne pas me planter comme une grosse quiche dans mes choix sentimentaux RAPPEL
* * problème actuel : Ne pas me planter comme une grosse quiche dans mes choix sentimentaux ENCORE UNE FOIS
*
* un dernier mot ? : "Oui, bien sûr Maman que je ne me coucherais pas tard..."
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 07 février 2009 19:23

Truth's Travel

Truth's Travel
J'ai gravi des sommets, effleuré des nuages,
Descendu le Léthé, poursuivi des mirages,
Mais l'instant familier est si neutre et tranquille
Qu'attraper son essence est un souhait volatile.

Aux visages nouveaux qui refont mon destin
Je préfère le goût d'un passé plus tactile,
Aux oreilles cousues qui se perd' en festins
Je préfère la peau d'un' douleur moins hostile,

J'ai compris bien trop tard le message divin,
Quand le rêve accompli dans le creux de ma main
Je n'ai vu que du vide et du faux disparate
Où mon coeur affamé était proie pour les blattes.

Et mes rêves soignés dans le feu d'un écrin
Où je brûle mes mots et mes larm' inutiles,
Je devine une ligne d'un beau rouge carmin
Qui tiendra ma mémoire d'un amour immobile.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 02 février 2009 20:43

Le mot de la moche

Le mot de la moche
Tes affres sont un mystère.
Je m'en délectais naguère,
Mais aujourd'hui perdue
Leur trouve un air têtu,
Et peu débonnaire.

Tes lèvres sont un marais
D'où les bulles de tes pensées
Ne surgissent qu'en murmures.
Et à chacun je jure
De toujours t'aimer.

Mais quand tes yeux me regardent
Les deux miens, baissés, s'en gardent.
C'est qu'il y a là de simples doutes
Qu'un baiser mettrait en déroute :
Mon coeur s'en farde.

Alors j'attends, dans tes pas feutrée,
Comme l'enfant à sa veillée,
Et je rêve à demi-mot
A ceux que tu me dirait.
Seraient-ils faux ?

Ca je ne sais,
A te trouver beau.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 02 février 2009 20:41