A tous les doux parfums fugaces
A toutes les taches, à toutes les traces
Je tire ma révérence
Car mon cerveau encrasse.
A tous les brefs instants de tendre
A tous tes os, à tous tes membres
J'offre ma dernière danse
Car mon coeur est de cendres.
Il est périlleux de te sourire
Mais plus encore de ne rien dire
Et je n'ai pas de mots
Qui puissent te retenir.
A toutes les folles, à toutes les lasses
A toutes les nues, à celles qui passent
Je souhaite la bonne chance
Car la mienne est filasse.
Il est périlleux de te chérir
Mais plus encore de te maudire
Et je n'ai pas dans l'âme
De quoi te faire frémir.
Alors à tous nos fleuves
Au lit où l'on s'abreuve
Santé à notre idylle
A notre tour bancale
Santé à nos futiles
Craintes du mot fatal
Santé à ma tristesse
A notre histoire de fesse
Santé à ce qui blesse
Aux légendes de liesse
Santé, santé, et puis adieu !
La nuit toujours ferme les yeux
Sur ceux qui ferment encore
La porte de leur cor.