Les murs

Les murs
Derrière les murs
On n'entend pas
Que des murmures
On ne voit pas
Que des brûlures
Il y a des airs
Que l'on respire
Et plein d'espoir
Quand on expire
Tous nos repères
Tomb' dans le noir...

Des briques cassées
La poussière
Les désaccordés
Les dieux éphémères
Ils sont attachés
Au dos de mon âme
Tous mes rêves mangés
Par les yeux du Cyclope
Je clopine et je blâme
Mon père Passé
Ma vie qui galope
Vers des lieux insensés
Où l'argent est une dope
Le malheur est une clef
Là où l'on n'pense pas
Là où l'on n'rêve pas
Là où l'on chemine
Pour les mêmes trois sous
Devenant la vermine
Et errant comme un saoûl
Déchirant les hermines
Que raquèrent des fous...

Comme je m'écorche
Contre les murs
Devant, derrière
La vie est dure
Un peu amère,
Dessous les porsches
Et puis les porches
On s'embrasse plus
On devient moches
Un peu imbus
De nos idoles glanées
Au coin des rues
Parce que c'est tout c'qu'on a
C'qu'on veut, c'qu'on peut
C'qu'on nous donn'ra :
Une petite voix dans la cohue
Une plaintive qui s'est tue
Et à crier, perdue

Emprisonnés à vue
Le peuple encouronné
Moqué, vicié, tronché
Foutu,
Ne tomberons pas les murs
Pour les aveugles nus
Les cons mais d'un grand cru
Aux maisons de fourrure
Redeviendront sauvages
Et deviendront blafards
Nos rêves de naufrage
Emplastifiés, nulle part
Ne tomberons les murs
Car leur volonté dure
Et la nôtre s'évade
Au delà des matins
Quand la vie devient fade
Même le sang sur nos mains
A un goût de parade
Ô combien...

Et marcher sur les murs
Tout au bord du trou noir
Un pari, un futur
Un enfant qui s'égare
Et tomber sur le sol
Et rater son envol
Moi je le ferais
Et mille fois et encore
Pour tenter, pour tomber
Hay siempre un amor
Angeles y cielos
Corazon y calor
Un amor de ciegos
Être beau dans la mort
Même pas pur, même pas peur
D'être lâche et faiblard
D'exploser dans son coeur
Se casser comme une paille
Une aiguille de cauch'mar
Qui adore qu'on la raille
Puisque c'est son seul manteau
Un mur d'insultes belles
Et des crachats pour ailes
C'est le bateau des beaux
Des gueules cassées de briques
Planqués dans l'oripeau
Qu'est cette prison de fric...
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# Posté le vendredi 20 novembre 2009 16:11

As it goes

As it goes
As the days are passing
Time builds a lot more
Of these "no trespassing"
I've twenty years of sore

As people are leaving
Fate brings a lot more
Of these "you ain't loving"
Wonder if I got a core...

As the things don't matter
Life gives so much chores
And a tiny whisper
Quickly becomes a scores

As the dreams are dying
Age makes my heart a blank
And I'm just unwilling
To become a love bank
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# Posté le mardi 10 novembre 2009 10:19

A marée sombre

A marée sombre
Mon coeur ne se serre pas par ta faute
Pas pl
us qu'il ne sait briller
Et de mes rêve
s tu n'es pas hôte
Pas plus
qu'en la réalité

Pour
tant, ci gît dans ma psyché
Au la
byrinthe des profondeurs
L'
irrésistible dualité
Qui te
fait tendre ou te fait peur

Ce n'est rien d'a
utre qu'une image
La sensation d'un t
oi familier
De la lumière, c
omme un mirage
Qui dans
la nuit, et dans mon âme
Tes br
as me font trop désirer,
Qu'
elle est étrange cette frêle flamme.

Mon ventre n'est
pas crispé de toi
Pa
s plus qu'il ne sait me rendre
Toute
l'énergie vivante en moi
P
as plus qu'il ne peut me fendre

Pourtant, ci gît dans m
es soupirs
Comm
e la présence de ta voix
Dans le dédale
de mes délires
Tu es sauveur
autant qu'effroi

Ce
n'est rien d'autre qu'un beau rêve
Qui te fe
rait entrer de gré
Dans mes abris, débris, m
a grève
Gagner l'amour et le
partage,
Mais tu
ne peux que désirer
Mon corps, mon rir
e et le volage.

Je n'ai po
ur toi de sentiments
Qu
'autorisés, ceux du tourment
Je n
'ai pour toi de baisers tendres
Que ceux brisés au goût
de cendre
Je n'ai pour toi
d'envies charnelles
Que cel
les qui coulent aux plaies des ailes
Je n'ai pour toi de
sympathie
Que celle qui
sait que tu souffres aussi

Je
n'ai pour toi que l'amitié
Des enfants tristes qui s'abusent
Elle est pour toi, ce
tte volupté
Tous mes
sourires et toutes mes ruses
Peux-t
u les prendre dans tes songes ?
Prends-les bientôt, l
e jour se lève
Car le soleil m
ontre aux mensonges
La vrai
e laideur de certains rêves

Est-
ce le mien, est-ce le nôtre ?
En tous les ca
s j'ai peur qu'il soit
Trop ridicu
le et puis rien d'autre
Qu'u
n blasphème aux vrais émois.
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# Posté le samedi 24 octobre 2009 16:57

Santé !

Santé !
A tous les doux parfums fugaces
A toutes les taches, à toutes les traces
Je tire ma révérence
Car mon cerveau encrasse.

A tous les brefs instants de tendre
A tous tes os, à tous tes membres
J'offre ma dernière danse
Car mon coeur est de cendres.

Il est périlleux de te sourire
Mais plus encore de ne rien dire
Et je n'ai pas de mots
Qui puissent te retenir.

A toutes les folles, à toutes les lasses
A toutes les nues, à celles qui passent
Je souhaite la bonne chance
Car la mienne est filasse.

Il est périlleux de te chérir
Mais plus encore de te maudire
Et je n'ai pas dans l'âme
De quoi te faire frémir.

Alors à tous nos fleuves
Au lit où l'on s'abreuve
Santé à notre idylle
A notre tour bancale
Santé à nos futiles
Craintes du mot fatal
Santé à ma tristesse
A notre histoire de fesse
Santé à ce qui blesse
Aux légendes de liesse

Santé, santé, et puis adieu !
La nuit toujours ferme les yeux
Sur ceux qui ferment encore
La porte de leur cor.
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# Posté le samedi 10 octobre 2009 15:24

Le triomphe de l'âme

Le triomphe de l'âme
Mon âme a mal gamme
Mauvaise musique en sticks
Machines du tram
Sourires en plastique

Mon âme a mal au crâne
De ce noir éthérique
Déguisé en brebis crâne
Déguisé en brebis chic

La glue se répand
Comme une nuée de mouches
Plus les matins sont blancs
Plus je ferme ma bouche
A ces cris transparents
Qui transparaissent, qui fourchent

Mon âme au labeur vanne
Les peaux trop élastiques
Des chirurgiés, vélanes
Qui puent le synthétique

Mon âme est une chanson triste
Offerte aux blagues vaines
Offerte aux vers en kyste
Et nue devant l'haleine
De nos vampires tristes

Le désespoir se déguise
En sida des tours de Pise
Bancals sont les bals
Des nouveaux Venises
Des nouveaux carnavals
A tomber la chemise
En attendant l'aval
Des grands détonateurs

Mais est-ce l'heure, est-ce l'heure ?
De se rouler par terre
Et de taper les autres ?
En fermant les paupières
Dans la merde on se vautre
La gajeure est majeure
La gajeure est majeure !

Mon âme a mal au ventre
A taire toute l'essence
Inusitée dans l'antre
Du corps fermés aux sens

Qu'on m'éventre !

Et le parfum s'évente
Celui des dernières heures
Et du dernier combat
Les derniers clous qu'on plante
L'seront pas dans mes bras
Finit le fer majeur
Mettons du lait dans le la
Buvons un seul thé
Celui sucré de la liberté
Qu'on nous a sucrée !

Mon âme attend dans l'ombre
Le réveil des sols
L'avènement des rois
Des gens comme toi
Des gens comme moi
Le temps béni d'envol
Où tous nos bateaux sombrent...

Mais moi l'oiseau tactile
Te chanterais le jour
Et l'aube, d'une voix d'un fil
Te chanterais toujours
D'un coeur vaillant, fragile

Tant que mon âme a mal
La gamme de son s'étale
Comme une liqueur trop bue
Au comptoir des imbus
Des égos parasites
Des dollars qui s'effritent

Alors parle-moi d'un nouveau jour
Tant que ce n'est pas l'heure
Jusqu'où ira l'amour
Pour triompher de l'heur
Dis-moi tout ça et plus encore
Ta voix triomphe de la mort
La vie triomphe de la vie
Et mon âme, adonaï
N'étire qu'un souris
Devant les gousses d'ail...
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# Posté le mardi 25 août 2009 18:16